Biographie

L'an 2000 et les ans qui suivent

 

Travail sur des photographies où Robert inscritr ses notes et gribouillis. Il fait encadrer les photographies et intervient de nouveau sur le verre en recul, parfois il les brise. La distance prise sur lui même, sur ces années passées dans son atelier, aboutit à un autoportait format grandeur nature d'un personnage qui se noie et qui danse présenté à la Fiac 2000. ce personnage "autoportrait", on le retrouve dans ce que l'on nomme "tableaux séquences".

Robert a toujours aimé le rythme "je suis un batteur né" dit-il, il invente une nouvelle construction de tableaux. Ce seront ses tableaux séquences qu'il travaille comme du sampling. Tableaux ryhmés au gré de cases qui sont autant dessins trouvés au hasard de chineries, que Robert retravaille comme un tableau à part entière. Il termine la composition de ces toiles par un personnage qui lui ressemble.(année 2002)

 

 
 

 

2002 c'est l'année où Robert Combas rencontre le galeriste Belge Guy Pieters qui devient son marchand. Cette nouvelle relation donne un nouvel élan à la création de Robert Combas. Le Belge de la mer du Nord et le Sétois Médéitérrannéen 
ont tous deux un appétit  rabelaisien de vivre et de créer. La première exposition "Nouvel atelier" à Knooke le Zoute en 2003 montre un ensemble magistral de plus de 20 grands tableaux de 2 mètres sur deux. C'est une grande fête ce soir là.

Les tatouages académiques de 2006


J’ai utilisé une nouvelle technique, il y a une dizaine d’années, ma première exposition était en Suisse en 1994. J’avais alors collecté des dessins anciens que l’on appelle  « académiques », des dessins techniques que je trouvais dans les brocantes.
Au départ, je recherchais des dessins représentant des bustes, ensuite des personnages de plain-pied puis de trois quarts et après des études d’architecture. J’ai redessiné sur ces dessins anonymes d’étudiants des Beaux Arts, ces papiers représentent pour la plupart des personnalités historiques, scientifiques, littéraires, des sculpteurs célèbres ou bien
des personnages imposés par l‘apprentissage au dessin et à la sculpture classiques.
C’était comme un jeu, j’aimais tatouer ces figures académiques de mon trait et alors des représentations inventées, fantasmées ont surgi et changé la vision de l’image académique qui n’était plus qu’un support.
C’est en faisant beaucoup de dessins d’un jet brut sur ces dessins académiques que j’ai trouvé intéressant de faire figurer ensemble sur le papier l’aspect primitif (qui est aussi moderne) au classicisme de l’art européen. C’est une réflexion sur la représentation, une espèce de discours …
Quand j’ai commencé ce travail, il y a 12 ans, les tatouages sur les gens revenaient. C’est d’ailleurs devenu aujourd’hui une mode. Des scarifications étaient pratiquées dans certaines tribus modernes, des gangs, des clans. Le résultat est différent, mais, de cette manière différente, le rapport avec cet art là, vivant, me semble intéressant.
Puis les « tatouages académiques » de cette exposition à Knokke et celle que nous avons montrée avec Guy Pieters à Art Paris en mars 2006 se sont complexifiés. Un jour, j’ai collé les dessins sur la toile, je les ai entourés en dessinant un cadre, j’ai peint un fond assez important en utilisant une peinture à reflets métalliques et de couleurs vives. Avec cette peinture métallisée, j’ai fait deux aplats : un pour le cadre, un pour le fond rehaussé d’une peinture mate. Les effets de la brillance du fond et la peinture mate dessinée donnent un ensemble qui joue avec les variations de la lumière. Les dessins des personnages en noir et blanc ont évolué aussi, je leur donne un effet sculptural en ajoutant sur leurs têtes des coiffures également à bases de dessins académiques. C’est ainsi que le tatouage académique qui n’était qu’un dessin devient une véritable peinture sur toile avec de nombreux collages et jeux de lumière et couleurs.
Robert Combas, octobre 2006
 


© Combas